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Importer sa voiture en Israël

L’olé est exonéré de la taxe d’achat, mais paie 50% de droits de douane plus la TVA, soit 77% de taxes au total. C’est un vrai avantage face aux 116% de l’import personnel ordinaire. Il s’applique aussi à un achat sur place, ce qui change souvent la conclusion.

77% de taxes sous droit olé, contre environ 116% sans

Les trois chiffres qui décident

Tout se joue sur le taux de taxes, sur la base à laquelle il s’applique, et sur ce que le droit olé couvre réellement. Vérifié le 20/07/2026.

  1. Le droit olé, c’est 77% de taxes

    L’olé qui importe un véhicule immatriculé à son nom, ou qui en achète un en Israël auprès d’un entrepôt sous douane ou d’un importateur agréé, est exonéré de la taxe d’achat (mas kniya). Restent les droits de douane à 50% et la TVA, soit 77% au total dans la formulation de la rashout hamissim.

  2. Sans ce droit, c’est environ 116%

    Pour un véhicule de tourisme importé d’un pays lié à Israël par un accord de libre-échange, dont l’Union européenne, le guide officiel annonce un taux d’environ 116%, taxe d’achat, droits de douane et TVA compris. Depuis un pays sans accord, environ 131%. Le véhicule doit avoir été fabriqué dans un pays de l’accord et importé directement depuis celui-ci.

  3. La base taxable n’est pas le prix d’achat

    La valeur retenue est la valeur déclarée, augmentée des coûts liés à l’import, notamment le transport et l’assurance. Un évaluateur des douanes peut juger la valeur déclarée non sincère, vous notifier son intention de l’écarter et retenir la cote officielle. Vous avez 30 jours pour répondre par écrit, et 30 jours pour saisir la commission de recours.

Le barème, appliqué à une même base

Les taux ci-dessous sont ceux publiés par la rashout hamissim. La colonne de droite les applique à une base taxable de 100000₪, une hypothèse de travail choisie pour rendre les écarts lisibles, pas un prix constaté.

VoieTaux de taxesCoût sur une base de 100000
Import personnel, pays sous accord de libre-échangeenviron 116 %216 000 ₪
Import personnel, autres paysenviron 131 %231 000 ₪
Véhicule électrique, pays sous accordenviron 75 %175 000 ₪
Véhicule électrique, autres paysenviron 87 %187 000 ₪
Véhicule de collection, pays sous accordenviron 103 %203 000 ₪
Droit olé (import ou achat sur place)77 %177 000 ₪

Les conditions du droit olé

Elles sont cumulatives. Une seule non remplie fait tomber le taux réduit. Vérifié le 20/07/2026.

  1. Un modèle approuvé à l’importation

    Le véhicule doit être d’un type et d’un modèle approuvés à l’importation par le misrad hatachbura. C’est le département des normes (mahleket hatkina) qui répond sur un modèle précis. Un véhicule vendu en Europe n’est pas approuvé par principe.

  2. Trois ans depuis l’entrée en Israël

    Le véhicule doit être entré en Israël au plus tard à la fin de la troisième année suivant la date d’entrée en Israël du bénéficiaire. Le décompte part de cette date, pas de la date de la teoudat olé si elle diffère.

  3. Un permis avant, un permis après

    L’olé devait détenir un permis de conduire valide dans son dernier pays de résidence, la veille de son entrée en Israël. Il doit aussi détenir un permis valide en Israël: la première année, le permis étranger suffit, ensuite un permis israélien est exigé. La conversion est détaillée dans le parcours Permis de conduire.

  4. Un seul véhicule par couple

    Des conjoints, même tous les deux éligibles, ne peuvent libérer qu’un seul véhicule à taxes réduites, et personne d’autre qu’eux n’a le droit de le conduire. Un olé qui a déjà libéré une moto au titre de ses droits peut ensuite libérer un véhicule à taxes réduites, à trois conditions: la période d’éligibilité n’est pas écoulée, le solde des taxes de la moto est payé, et un an au moins s’est écoulé depuis sa sortie de douane.

  5. Quatre ans avant de pouvoir revendre

    Le véhicule ne peut être vendu qu’après 4 années d’utilisation en Israël par l’olé. Un séjour de plus de 12 mois à l’étranger pendant cette période doit être complété d’autant. Avant le terme, une cession à une personne non éligible n’est possible qu’après un an depuis la première sortie de douane, et après paiement du solde des taxes. Revendu à un autre olé éligible, le véhicule ouvre chez lui un nouveau délai de 4 ans.

Homologation, âge du véhicule, dédouanement

Ces règles encadrent l’import personnel en général. Elles s’ajoutent aux conditions du droit olé. Vérifié le 20/07/2026.

  1. La licence d’importation s’obtient avant l’arrivée

    Le véhicule ne peut être libéré qu’une fois la licence d’importation reçue du département des normes du misrad hatachbura. Elle doit être obtenue avant l’arrivée du véhicule en Israël. L’obtenir après coup constitue une infraction, pour laquelle une amende de composition (kofer) peut être exigée.

  2. Pour un résident, le véhicule a moins de 24 mois

    Tout résident israélien peut importer un véhicule neuf ou d’occasion, à condition que 24 mois ne se soient pas écoulés depuis sa fabrication, qu’il soit approuvé par le misrad hatachbura, et qu’il détienne un permis israélien valide pour ce type de véhicule. Un seul véhicule par période de 12 mois, et il reste la propriété de l’importateur pendant la première année. Un véhicule de collection suit un régime distinct: 30 ans révolus depuis sa fabrication, jusqu’à cinq par an.

  3. Le dossier de dédouanement est long

    Sont demandés le formulaire 21 de déclaration d’importateur, la facture de vente originale, la carte grise originale avec l’attestation des douanes du pays d’export, la licence d’importation, le permis de conduire valide, le connaissement, les factures de transport et d’assurance, le mandat donné à l’agent, le formulaire 139 signé, et le permis de conduire étranger pour un olé. Pour un véhicule européen, s’y ajoutent la carte grise, le certificat de conformité et le contrôle technique; pour un véhicule américain, le titre recto verso, la photo de l’étiquette constructeur et le rapport d’historique.

  4. Deux réductions se récupèrent après coup

    La fiscalité verte retranche de la taxe d’achat un montant fonction du degré de pollution: jusqu’à 19498₪ pour certaines catégories notées de 0 à 50, 14523₪ pour les degrés 1 et 2. Les équipements de sécurité donnent droit à un crédit allant jusqu’à 2400₪. Ce second crédit se réclame après l’immatriculation, auprès du bureau de douane qui a libéré le véhicule, carte grise à l’appui.

Importer ou acheter sur place

La question mérite une réponse franche. Dans la plupart des situations, acheter sur place est le meilleur choix, et la raison tient en une ligne du texte officiel.

Importer depuis la France

Le taux de taxes est celui du droit olé. Tout le reste s’ajoute : acheminement, formalités, et un véhicule immobilisé pendant le transport et le dédouanement.

Taux de taxes
77 %
Licence d’import
Obligatoire, avant l’arrivée
Homologation
Modèle approuvé exigé
Frais en plus
Fret, assurance, agent en douane
Revente possible
Après 4 ans

Acheter en Israël chez un importateur agréé

Le même taux de taxes réduit s’applique, sans expédition ni dédouanement. Le véhicule est déjà homologué, disponible, et couvert par le réseau du constructeur.

Taux de taxes
77 %
Licence d’import
Sans objet
Homologation
Déjà faite
Frais en plus
Aucun frais d’import
Revente possible
Après 4 ans
  1. L’import n’apporte aucun avantage fiscal supplémentaire

    À taux de taxes identique, importer ajoute le fret maritime, l’assurance de transport, les honoraires de l’agent en douane, la licence d’importation et les frais portuaires. Ces montants varient trop d’un dossier à l’autre pour être annoncés ici: demandez des devis écrits avant de décider. Ils viennent en déduction pure de l’économie fiscale.

  2. L’import ajoute des risques que l’achat sur place n’a pas

    Le modèle peut ne pas être approuvé par le misrad hatachbura. La valeur déclarée peut être écartée par l’évaluateur des douanes, ce qui relève la base taxable. Le véhicule est immobilisé pendant le transport et le dédouanement. Et l’entretien d’un modèle non distribué en Israël est plus difficile à faire suivre.

  3. Importer se défend dans des cas précis

    Trois situations le justifient encore: vous tenez à un modèle ou une motorisation que le réseau israélien ne propose pas; vous possédez déjà le véhicule et son transport coûte moins que l’écart de prix avec un équivalent local; ou il s’agit d’un véhicule de collection, qui relève d’un régime et d’un taux distincts. Le blocage de revente de 4 ans s’applique dans tous les cas où le taux réduit est utilisé.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sur les règles lues. Vérifié le 20/07/2026.

Quel est exactement le droit de l’olé sur un véhicule ?

L’olé qui importe un véhicule immatriculé à son nom, ou qui en achète un en Israël auprès d’un entrepôt sous douane ou d’un importateur agréé, est exonéré de la taxe d’achat (mas kniya). Il reste redevable des droits de douane au taux de 50 %, plus la TVA, soit 77 % de taxes au total selon la formulation de la rashout hamissim.

Faut-il importer pour avoir la réduction ?

Non, et c’est le point décisif. La rashout hamissim applique le même régime à l’achat en Israël auprès d’un importateur agréé ou d’un entrepôt sous douane. L’avantage fiscal ne dépend pas de l’expédition d’un véhicule depuis l’étranger.

Combien de temps ai-je après mon alya ?

Le véhicule doit être entré en Israël au plus tard à la fin de la troisième année suivant la date d’entrée en Israël du bénéficiaire. Deux autres conditions portent sur le permis : avoir détenu un permis valide dans son dernier pays de résidence la veille de l’entrée en Israël, et détenir un permis valide en Israël. La première année, le permis étranger reste valable ; ensuite, un permis israélien est exigé.

Un couple d’olim peut-il faire entrer deux véhicules ?

Non. Des conjoints, même tous les deux éligibles, ne peuvent libérer qu’un seul véhicule à taxes réduites. Personne d’autre qu’eux n’a le droit de le conduire.

Puis-je revendre le véhicule quand je veux ?

Non. Le véhicule ne peut être vendu qu’après 4 années d’utilisation en Israël par l’olé. Si, pendant ces 4 ans, l’olé a séjourné plus de 12 mois à l’étranger, il doit compléter la période manquante. Une cession anticipée à une personne non éligible reste possible, à deux conditions cumulatives : qu’un an se soit écoulé depuis la première sortie de douane, et que le solde des taxes soit payé.

Quel est le piège technique le plus fréquent ?

La licence d’importation. Elle est délivrée par le département des normes (mahleket hatkina) du misrad hatachbura et doit être obtenue avant l’arrivée du véhicule en Israël. L’obtenir après coup constitue une infraction, pour laquelle une amende de composition (kofer) peut être exigée.

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Sources

Chaque règle de cette page provient d’une de ces sources, lues aux dates indiquées.